La voyageuse
Je suis Faustine. Je suis bretonne. Oui, c’est la première caractéristique personnelle que j’ai envie de partager. J’aurais pu mettre “amatrice de beurre salé”, ou “si l’emoji drapeau breton existait, elle le mettrait à chaque fin de phrase”; mais vous avez compris l’idée.
J’ai des milliers d’années et 25 rêves, ou bien l’inverse. Je suis titulaire d’un master d’Activité Physique Adaptée et donc, fervente défenseuse de l’idée que le sport est synonyme de santé. Avec 10 années de rugby dans les jambes, je peux dire que j’aime le contact humain, tant qu’il est fait avec un protège dent en bouche et un ballon en main.
J’ai également travaillé dans un foyer de vie accueillant des personnes en situation de handicap mental, pendant 2 ans. C’est ce que j’aurais écrit dans la case “votre métier de rêve” si j’avais pu lire l’avenir, en cours d’orientation au collège.
En attendant d’allier mon amour pour ce métier et mes expériences futures, j’ai passé une formation de Technicien.ne Vendeur.euse Cycles. Riche de ces compétences, je vais pouvoir réparer tous les vélos européens en échange de biscuits durant mon périple.
Sinon, mon âme est féministe, militante et engagée. Je suis fan de rhinocéros, de cirque et de Skip the use. Un de mes mantras : we are damn cool, so damn cool.
J’ai créé Footloose By Bike en décembre 2021, car j’aime mettre des noms sur des projets. Footloose signifie “libre de toute attache” en anglais et c’est également, en toute objectivité, le meilleur film de tous les temps (Footloose, Herbert Ross, 1984). En soi, être libre de vagabonder à vélo.
Mon premier projet a été de faire le tour de la Grande-Bretagne en solo, pour l’Association française du Syndrome de Lowe et pour découvrir les paysages des films de la saga Harry Potter. C’est donc durant l’été 2022 que j’ai découvert la beauté des parcs nationaux d’Angleterre, que j’ai parcouru les terres écossaises à la recherche du monstre du Loch Ness, et que j’ai rencontré des gallois passionnants. J’ai apprécié découvrir l’inconnu et surtout partager mon aventure.
Alors, comment sortir de cette bulle créée au fil des kilomètres, cette bulle de solitude chérie par tant d’émotions absorbées. Au fil des rencontres, des aléas et des tours de roues, la fin est une délivrance ou un manque. Le retour à la réalité est une carence de rêve. J’étais décidée. J’allais recommencer.
Voir plus grand, plus loin, plus fou.
Je veux, maintenant, découvrir les paysages européens, tracer une route de rencontres, de rêves et de saorsa.


Pourquoi à vélo ?
La révolution est comme une bicyclette. Quand elle n’avance pas, elle tombe. – Oh ! Eddy Mercks ! – Non, Che Guevara.
Les aventures de Rabbi Jacob
Un moyen écologique de voyager
Avec son empreinte carbone basse, c’est un bonheur de voyager sur son fidèle destrier sans polluer notre planète et en luttant contre le réchauffement climatique.
Synonyme de lenteur et de liberté
Le voyage à vélo c’est la liberté d’aller où l’on veut, de profiter de chaque portion de route, de bout de chemin et de paysages étendus. Il y a aussi une forme de liberté dans la lenteur. Aller à son rythme, flâner.
Une activité bénéfique
L’activité physique est bénéfique pour la santé. Le vélo est une activité physique. Donc le vélo est bénéfique pour la santé. CQFD. Que dire de plus ? Billie Fleming a parcouru le monde en 1938 pour promouvoir les bienfaits du vélo sur la santé. Elle a fait 47 000 kilomètres en 1 an. Elle a vécu 100 ans. (non il ne faut pas faire 47 000 kilomètres de vélo par an pour être en bonne santé. Billie Fleming est simplement une héroïne !)
Artisan de rencontres
Le voyage à vélo est vecteur d’émotions et créateur d’anecdotes. Il éveille la curiosité et multiplie les rencontres. C’est un engin de rêveur·euses, un conquérant d’humanité.
Symbole d’émancipation des femmes
Je pourrais en citer plein, des femmes qui ont envoûté l’univers de la bicyclette. Celles sans qui le vélo serait un monstre non vaincu. Une machine régit par le patriarcat. Elles ont lutté, elles ont fait du vélo. Elles ont été Blanche d’Antigny, la première femme à faire du vélo en public. Elles ont été Annie Londonderry, la première femme à faire le tour de monde à vélo. Elles ont acquis leur droit à la liberté et à l’émancipation. Continuons alors, de se réapproprier cet espace extérieur et d’aventure “pensés comme l’espace des hommes” (Lucie Azema, Les femmes aussi sont du voyage). Continuons de ne plus avoir peur de voyager, de courir, de vagabonder, de partir. Rendons visible ces femmes qui ont lutté et baroudons à notre tour.

Mon premier voyage à vélo
Le tour de la Grande-Bretagne en solitaire, pour parcourir les lieux de tournages des films de la saga Harry Potter et pour l’Association française du Syndrome de Lowe.

le projet ‘OSNE’Xtrem
Un périple reliant les points extrêmes de l’Europe à la rencontre des protagonistes du sport adapté.